0
Votre panier est vide

Les circuits courts : un engagement, avantages pour tous

en direct du producteur au consommateur

Sophie Gohé

Consomm’acteurs, producteurs, cuisiniers, restaurateurs… Si vous recherchez ou proposez des produits locaux en circuits courts, Provenc.io s’engage dans « le meilleur de la Provence, en privilégiant les circuits courts ».

Mais que recouvre exactement cette expression, et pourquoi ce choix ?

Deux types de circuits, quatre modalités de vente

Il faut distinguer « circuits courts » et « circuits de proximité », même si les deux peuvent cohabiter :

  • Un « circuit court », c’est un circuit de vente directe du producteur au consommateur, ou avec au maximum un seul intermédiaire.
  • Un « circuit de proximité », c’est un circuit géographiquement limité (généralement inférieur à 150 km) entre le lieu de production et celui de consommation.

Quatre modalités de vente, outre la vente par Internet 

  • Marchés : Marchés de producteurs, Marchés Paysans, Marché de Producteurs de Pays (MPP), etc. Attention : acheter sur un marché ne garantit pas un « en circuit court » ! Les produits peuvent provenir d’un grossiste à des centaines de kilomètres …
  • Vente à la ferme : réseau « Païsalp », « Accueil Paysan », réseau « Bienvenue à la ferme », réseau « Cocagne », ...
  • Point de vente collectif : par exemple « Naturellement Paysan » à Coustellet
  • Vente en paniers : AMAP, Paniers Marseillais, ...

En PACA, les exploitations en circuits courts représentent environ un tiers des exploitations (la moyenne nationale étant à 20 %), et en particulier en Lubéron où l’on dénombre deux fois plus de points de vente par habitants qu’en PACA (source : http://luberon.dansvotreassiette.org/).

Odoo Members

Quels produits ?

Les fruits et légumes sont présents dans 70 à 80 % des points de vente, puis viennent les fromages, laitages et vins. Œufs, viande, pain et céréales, huile d’olive, miel et jus de fruits sont moins représentés. 

Vous pouvez en trouver ici une sélection !

Pour quoi faire ? Comment faire ?

Les circuits courts répondent à plusieurs types de besoins : économique, social, identitaire et environnemental.

Selon Thibault Darras, éleveur de bovins avec son frère Jérôme qui vendent directement au consommateur à Avignon (Montfavet), Saint-Rémy-de-Provence, Montpellier, Nîmes, Marseille, Toulon, entre autres, s’engager dans ce type de circuits nécessite d’avoir la volonté de sortir des schémas habituels de production (pas d’élevage intensif par exemple), de commercialisation et de distribution. 

Sortir « de cette ornière de la coopérative », qui se révèle très (trop) contraignant(e) (fournisseurs et tarifs imposés).

Comment se lancer ? 

Dans un premier temps, un carnet d’adresses, un réseau de soutien, famille ou amis, un conditionnement adapaté et un moyen de transport.
En termes de savoir être, ne pas avoir peur de s’exporter, être structuré et ne pas être seul.
Il faut aussi parfois investir, par exemple dans le conditionnement, la préparation, le stockage (notamment froid).

Les avantages

Ils sont nombreux !

Pour le consommateur : la garantie d’un produit de haute qualité à tarif très intéressant, une traçabilité directe et un échange apprécié avec le producteur qui saura faire partager sa passion…
On constate également une prise de conscience des impacts environnementaux, voire une modification du comportement  : consommation de davantage de produits de saison, acceptation de produits esthétiquement imparfaits…

Pour le producteur : la maîtrise de ses prix et donc de meilleures perspectives d’avenir.
« C’est gratifiant, dit Thibault Darras, car le consommateur est directement touché et le producteur peut voir le résultat de son travail !
De plus, économiquement, la marge est nettement supérieure car on part d’une matière première à un produit fini. Quand on compare avec les groupes de travail agricoles, on voit bien qu’on bénéficie de moyens supplémentaires.
Et aussi, mais c’est un point de vue personnel, on touche des métiers différents : la communication, la transformation…
La génération suivante pourra certainement rester dans le monde rural sans faire uniquement de l’agricole. »

Les inconvénients

Très peu… 

À part un investissement en temps important car il faut intégrer des métiers différents. Mais Thibault Darras nous le dit : « Si c’était à refaire, on y va à 200 % ! »

En savoir plus : Appui au développement des circuits courts en Provence

Thibault et Jérôme Darras
SARL Darras, La Chabroulie, 24340 Sainte-Croix de Mareuil