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Robert Christoph

Remettre de la vie, économiquement et culturellement, à l'humble village d'Esparron, grâce à de la bière… 

C'est l'incroyable pari de Robert Christoph. « Un coup de tête », raconte cet artisan hors norme. « Je vinifiais depuis 20 ans à côté de Châteauvert, et je me suis "pris la tête" avec mon associé, puis avec des gens qui m'employaient. Alors j'ai tout plaqué pour me lancer dans la brasserie. »

Reste à trouver le lieu. Après une étape à Ginasservis, Robert apprend que la cave d'Esparron est disponible. « Quand je suis arrivé dans cette friche industrielle, c'était Beyrouth !», observe-t-il.

Le bio gage de qualité

Il remonte ses manches et aménage les (petits) espaces utiles à sa production. Voire un peu plus (lire encadré). Une superbe - et impressionnante - œuvre graphique en guise de bienvenu aux visiteurs. «J'ai accueilli un Slovaque de passage, qui cherchait un toit pour rester trois jours. Finalement, il est resté trois mois, nous sommes devenus amis et il a réalisé cette œuvre ! »

L'histoire de l'Esperluette se résume un peu à cette anecdote : des rencontres humaines et des défis à relever. Pour élaborer ses boissons, Robert recherche les meilleurs produits. Il achète en France, en Belgique et en Allemagne toutes les céréales et épices qui servent à ses recettes.

Cette année, Robert a mis au point une nouvelle bière, « basée sur mes propres semis. Avec un paysan local, nous avons en effet semé un hectare de céréales "Longo Maï", de vieilles souches provençales, ici même à Esparron. Nous les récolterons au printemps avant de malter en commun ».

Fermentation et prise de mousse sont elles aussi entièrement naturelles, « avec de la cassonade, ce qui est primordial pour la finesse des bulles ». Les bières ne sont pas filtrées avant leur mise en bouteille. « Elles sont un peu troubles, mais leur goût est bien meilleur. C'est la différence entre l'artisanat et l'industrie.»

Robert Christoph parle avec ferveur de «cette boisson passionnante».