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En 1850, dans le quartier encore campagnard de Sainte-Marthe, à Marseille, s'installe une petite fabrique de bougies. Elle se diversifie dans l'industrie des corps gras, et donne naissance à la fin du 19e siècle à la savonnerie Leca, puis à J.B Paul, et enfin, à Antonin Roux et J.B Paul.

A l'époque, sous la direction d'un maître savonnier, ils sont des centaines d'ouvriers - les « fatiguons » -, à alimenter d'immenses chaudrons où cuisent les pâtes composées de soude et d'huiles. Un « maître du feu » alimente en sous-sol les foyers, augmentant ou diminuant la température de cuisson.

Dans l'atelier de Sainte-Marthe, le maître savonnier goûte le savon pour savoir quel ingrédient ajouter ou retirer.

Véritable patrimoine de l'histoire industrielle marseillaise, les premiers chaudrons en pierre, qui ont servi à élaborer la composition originale du savon de Marseille, ont été conservés en l'état.

A la fin du 19e siècle, la fabrication du savon est le fait de dizaines de petites entreprises familiales. Chacune est liée à une huilerie particulière et possède sa propre marque (« L'Amande », « Le Chapeau », « La Bonne Mère », « La Sainte Famille », «Le Fer à Cheval »…).

A partir de l'entre-deux guerres, avec l'apparition des poudres à laver puis des détergents liquides, la savonnerie entre dans sa période de déclin. Faute d'entente et de mécanisation, de nombreuses savonneries provençales vont fermer.

Avec le développement des poudres pour machines à laver, la production du savon de Marseille diminue fortement, et de nombreuses savonneries doivent mettre la clé sous la porte. Mais les vertus de ce produit naturel et biodégradable vont être à l’origine d’un renouveau depuis les années 80.
Depuis 2013, la nouvelle équipe de dirigeants, relance et développe avec enthousiasme et dynamisme la marque Fer à cheval et sa fabrication en chaudrons selon le procédé marseillais de saponification.
La Savonnerie Fer à Cheval est membre de l’UPSM.